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Picasso. « Guernica » Modernisme et avant-gardes Le changement de siècle s'accompagne de nouveaux airs de modernité. Une attitude différente, plus libre, vis-à-vis de l'art et de la vie, caractérise la sensibilité esthétique de l'époque.

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Le Madrid des Bourbons

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  • Fontaine de Cibeles. Madrid © Turespaña

    Fontaine de Cibeles. Madrid © Turespaña

  • Porte d’Alcalá © Turespaña

    Porte d’Alcalá © Turespaña

  • Bibliothèque nationale d’Espagne

    Bibliothèque nationale d’Espagne

  

Capitale des Lumières

L’avènement de la maison de Bourbon au trône d'Espagne fut suivie d’une importante réforme urbanistique de la ville de Madrid au XVIIIe siècle. La sobriété du style de la Maison d’Autriche qui caractérisait la capitale laisserait désormais place, sous l'influence de Philippe V, au luxueux modèle de la cour de Versailles, puis aux courants classicistes et des Lumières.
 

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La route, qui traverse le centre de la ville, peut être suivie à pied ou en transport public.


La première halte est celle du palais royal, résidence officielle des rois, dont la décoration des salles résume l’histoire des Bourbons. Sa construction a commencé en 1738 sur ordre de Philippe V, premier roi de cette dynastie à occuper le trône d’Espagne, après l’incendie de l’austère palais du Buen Retiro. Son intention était d’ériger un bâtiment inspiré du palais de Versailles, lieu où il avait passé son enfance. Si les travaux ont commencé sous la direction de Filippo Juvara, c’est à Juan Bautista Sachetti que l’on doit la structure de plan et cour carrés.


Le palais baroque a connu plusieurs agrandissements qui reflètent l’influence de différents styles. L’extérieur se distingue par les jardins du Campo del Moro et ceux de Sabatini, de facture française, et l’intérieur par la salle du Trône, la salle des porcelaines, la chapelle royale et l’armurerie royale.


La halte suivante est l’Académie des Beaux-arts de San Fernando, un bâtiment baroque datant de 1724. L’institution, fondée en 1752 sous le parrainage de Ferdinand VI, promouvait les valeurs du classicisme et Diego de Villanueva se chargea en 1774 d’adapter la façade à ce style artistique. Parmi les joyaux de sa pinacothèque, il convient de mentionner « le Printemps » d’Arcimboldo et des toiles de Goya datant de l’époque où il était peintre de la cour.


Cet intérêt de la monarchie pour la promotion des arts et de la culture s’ajoute aux projets urbanistiques destinés à améliorer, selon son goût raffiné, l’aspect de la ville. La porte d’Alcalá, un des emblèmes de Madrid, la porte San Vicente et la porte de Tolède en sont de clairs reflets.

Mais le meilleur exemple de projet unitaire est sans doute le Paseo del Prado.
La transformation du Prado Viejo en grande promenade boisée agrémentée de jardins et de fontaines est due à Charles III. Les travaux du Salón del Prado, nom qu’il recevait à l’époque, ont commencé en 1763, selon les plans de José de Hermosilla. Nous pouvons aujourd’hui contempler sur la promenade les fontaines emblématiques de La Cybèle et d’Apollon, également appelée des Quatre saisons. Les fontaines de Neptune et de l’Artichaut, qui appartenaient à cet ensemble sculptural, ont été transférées à la place Cánovas del Castillo et au parc du Retiro.


Nous devons également à l’architecte de Charles III, Juan de Villanueva, le projet définitif du jardin botanique royal et de l’observatoire astronomique royal. Ces derniers formaient un ensemble connu sous le nom de la Colline des sciences, à côté du cabinet royal d’histoire naturelle. Après l’invasion napoléonienne, ce bâtiment a changé de fonction sur ordre de Ferdinand VII pour devenir l’actuel musée national du Prado, référence mondiale en matière de collections de peinture.
Complétons cette route par le Paseo de Recoletos, bordé par la bibliothèque nationale d’Espagne et le musée archéologique national.

Ensuite, visitons trois bâtiments religieux du XVIIIe siècle liés aux Bourbons : la basilique royale San Francisco el Grande, décorée de peintures de Zurbarán ou d’Alonso Cano et l’église San Marcos, de Ventura Rodríguez, toutes deux de style néoclassique, et le couvent des Salesas Reales, siège actuel de la Cour suprême. Ce temple rococo abrite le sépulcre de sa fondatrice, la reine Marie-Barbara de Portugal, aux côtés de son mari Ferdinand VI.

 

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